« District 9″ de Neill Blomkamp

(Tous d’abord, merci à ma tripotée de potes qui sont venus le voir avec moi avant de se bourrer la gueule pour mon anniversaire. Merci les gars ^^)

Un petit synopsis pour ceux qui n’ont pas entendu parler de la déferlante « District 9″ :
Il y a une vingtaine d’années, un vaisseau alien s’est retrouvé immobilisé au dessus de Johannesbourg, en Afrique du Sud. Les aliens (surnommés Crevettes) ont été évacuées du vaisseau et installés juste en dessous dans un camp de refugiés, le District 9.
Vingt ans après les habitants ne les supportent plus et les autorités décident de parquer les aliens dans un nouveau camp plus petit à l’écart de la ville, le District 10. Wikus van der Merwe, membre de la MNU, une société privée qui se fiche du sort des aliens mais veut apprendre à utiliser et commercialiser leur arme, est envoyé pour informer les aliens de leurs délocalisation. Maus durant cette opération délicate, Wikus contracte un étrange virus alien…

J’ai adoré le côté film documentaire, qui tourne peu à peu dans un style docu-fiction, avec des plans uniquement à la caméra épaule et aussi les interviews des proches de Wikus. C’est vraiment étrange de regarder un film de science fiction « documentaire », les deux semblant incompatibles. Mais Blomkamp utilise à la perfection les codes documentaires, et on serait presque tentés de croire à son histoire d’aliens.
J’ai également bien aimé la manière dont, par ses interviews, Blompkamp crée un suspense, en nous annonçant des choses sur la vie de Wikus… Qui sont en réalité presque des flashes-forward (en gros une vision du futur, le contraire d’un flash-back) puisqu’il s’agit de choses se déroulant normalement presque après le film !

La métaphore de l’Apartheid est très présente dans ce film, sauf que cette fois-ci ce sont les hommes qui veulent dominer les aliens. Cette métaphore est d’autant plus appuyée que le film ce déroule en Afrique du Sud ! On voit les aliens torturés, mis de côté et traités comme des sous-merde par les humains, ne pouvant pas accéder au boutiques et étant vus comme des pestiférés. Il y a donc un message très fort dans ce film, ce qui est souvent un point mis de côté dans les films de science fiction.

Les effets spéciaux sont très bien réalisés et pas utilisés à l’excès. Il y a bien sûr le vaisseau mère, la navette et les Crevettes, mais le reste semble très réel, même pour les décors. Après tout, le District 9 est fait avec des matériaux humains ! En gros, les effets spéciaux sont juste là quand ils sont nécessaires et ne sont pas présents en excès.

Aaaaah ! La fin ! Pas d’happy end à l’américaine !!!! Alléluia !
En réalité, malgré une nuance d’espoir, on ne peut pas dire que la fin soit heureuse, loin de là. Je ne vous direz pas en quoi pour ne pas vous spoiler la fin, mais qu’est-ce que j’aime cette nouvelle mode rebelle anti-code hollywoodien qui consiste à ne plus faire que des happy ends à la chaîne ! (quoique c’est un film produit par Peter Jackson, et que ce zigoto là n’a jamais vraiment été abonné aux happy ends)

Je savais qu’ils avaient réutilisés les décors du très abandonné film « Halo » (tant qu’à faire, pas de gâchis !) mais j’ai été très surprise de voir que même les armes et les armures du jeu Halo était dans District 9 ! ça a rajouté un effet comique probablement non voulu, et ça nous a bien fait rire, bande de geeks que nous sommes ^^.

Beaucoup de scènes sont assez émouvantes, où plutôt éprouvantes. J’ai eu un paquet de fois la larme à l’oeil, il faut l’avouer. On a mal pour les Crevettes et on se dit, pour une fois (et c’est bien rare au cinoche) que les humains c’est vraiment que des connards !!!! Et se dire ça devant un film où des aliens arrivent sur Terre, c’est tellement rare qu’on ne peut que dire « chapeau l’artiste ».

Le fait que le film se passe d’ici une vingtaine d’années aurait dû normalement déclanché une pluie de voitures volantes, de combinaison en carbone et de robots à la Luc Besson bourrés d’intelligence artificielle, et bien non pas du tout. Le monde est quasiment le même qu’actuellement ! Incroyable !
De plus, le choix du lieu, en même temps qu’il aide à une métaphore de l’Apartheid, change également des lieux habituels des arrivées extraterrestres. Eh non, pas cette fois, New York et Washington !

Un hic cependant : La longueur de la scène de combat final… Vu que cette scène ne colle absolument pas avec le reste du film, je ne vois qu’une explication : il fallait une scène bien bourrin, remplie d’effets spéciaux, pour que le film soit produit. Et ça, je trouve ça dommage puisque ça casse l’intérêt du film, l’ambiance du film, et en gros pas mal de choses biens dans ce film.
Mais bon, ce film est tellement génial qu’on pourrait presque passer outre cette scène presque navrante dans un tel contexte (parce que, excusez moi, mais le robot à la Transformers mais qui ressemble au final presque à un robot dans les dernières saisons des Power Rangers, ça n’a franchement pas grand chose à faire là).

**********


En gros, District 9 est un film révolutionnaire dans le domaine du film de science fiction, et puis précisément dans celui du film ‘d’invasions extraterrestres ». Blomkamp casse une bonne partie des codes de ce sous-genre de SF, que ce soit sur le lieu, le pourquoi de la présence des aliens, le rapports des humains vers eux, l’usage des effets spéciaux, l’époque et la fin ! Un seul défant (bien que non négligeable), le combat final qui rappelle trop les combats des films d’invasions ba-bases. Ce défaut le fait un peu trainer en longueur, mais il est tellement bien qu’on lui pardonnerait presque de contenir une telle faute de goût.
Je concluerais donc en disant que District 9 vient d’instaurer de nouveaux codes dans son domaine, et qu’il était temps qu’un tel changement arrive ! A voir absolument !

Note : 18,5/20 (y aurait pas eu cette scène à la fin, j’aurais mis 19,5 -_-)

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7 Responses to “« District 9″ de Neill Blomkamp”

  1. boidin dit :

    Moi je la trouve pas si mal que ça la scène de combat final . elle est juste longue, ok, mais elle a son utilité . Et contrairement aux films d’invasions traditionnels ce n’est pas un humains qui défonce pleins d’extraterrestres ni des extraterrestres qui défoncent pleins d’humains mais un humain qui défonce pleins d’humains pour protéger des extraterrestres .

    je sais pas si c’est clair mais voila ^^ sinon j’aurais également mis 18/19 pour ce film .

    J’attends de voir si un district 10 sortira pour dire si il en vaut la peine .

    vive les frites !

  2. Verti dit :

    J’avoue très bon film dommage que je n’ai point pu le voir avec vous mes amis :( mais j’aurais mis aussi un 18/20

  3. @boidin : ouais ! défonçons de l’humain ^^
    mais comme je t’ai dit, district 10, même s’il est bien serait superflu et juste là pour faire rentrer de la thune…

  4. left4geek dit :

    c’est décidément un film d’une intelligence rare , tout se délite au fur à mesure et moi aussi je pense qu’il n’y a rien à jeter .
    Intelligent , malin , immersif et qui fait réfléchir de la bonne manière.

  5. tatasica dit :

    Haaa! Pour une fois, je peux dire « je l’ai vu!! » Hé,hé!
    Et tu le resumes si bien que ça se passerait presque de commentaire…
    hannn!! Mais ça serait dommage de ne pas commenter!!
    J’ai egalement beaucoup apprécié le côté docu-fiction, le lieu, la fin…
    Tu as tout dis!!
    Bisous Paulina!

  6. Emil Wolf dit :

    Moi j’arrête pas de le dire, que les humains c’est des connards ! Ils sont presque aussi nuls que les vampires ! (Moi j’aime pas les vampires !)

  7. On sait que t’aime pas les vampires, Emil… Tout est dans ton pseudo ! ^^

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